Comment Emmanuel MACRON a convaincu entre les deux tours de l'élection présidentielle de 2017 pour être élu.
➡️Rappel chronologique
- 23 avril 2017 : Premier tour de l'élection. Emmanuel Macron arrive en tête avec 24,01 % des voix.
- 26 avril 2017 : Validation et proclamation officielle des résultats du premier tour par le Conseil constitutionnel.
- 7 mai 2017 : Second tour de l'élection. Emmanuel Macron remporte la présidence avec 66,10 % des suffrages exprimés face à Marine Le Pen.
➡️Tout d’abord le discours et la rhétorique utilisée avec soin :
« Alors ils ne passeront pas » : Pronom personnel qui généralise, qui englobe qui nomme sans nommer. Tous ceux qui se sentent visés seront concernés.
« Ceux qui ont décidé d’être les somnambules du 21ème siècle, honte à eux » : Accusation directe d’immobilisme. La honte est à nouveau impersonnelle, qui doit avoir honte ? Ceux qui ont voté Marine LEPEN bien sur mais il ne le dit pas pour laisser la porte ouverte.
« Nous sommes en marche » : Référence directe au parti « En Marche » synonyme de mouvement et d’action.
« Mais pas ça, pas ça, pas ça » : Répétition en trois phases pour appuyer le refus viscéral du projet du RN.
➡️Le langage corporel :
- Un seul clignement dans cette séquence de 30 secondes. Synonyme de concentration sur les militants. Il montre une forme de transcendance de cette manière.
- L’intonation haute avec des mots qui « éclatent » comme des coups de poing qui sont aussi les gestes présentés pour appuyer les mots (emphase). Un débit de parole qui augmente avec l’intensité du discours. Un para verbal au service du discours.
- Doigt pointé marquant une forme d’accusation et de trahison envers la nation.
- Une palette émotionnelle liée à la colère et à l'agressivité visant à marquer sa révolte et sa détermination à éliminer Marine LEPEN.
